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discriminations, exclusions, misère.
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le pauvre est un objet défecteux qui coûte à l'entreprise des riches.
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la chasse est ouverte en ville comme à la campagne : mort aux pauvres !
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Pour ces raisons, le village se meurt et pour les même raisons du matérialisme forcené, c'est aussi la France qui se meurt... car en ce domaine, c'est vrai, la chasse est ouverte contre les plus faîbles, en ville comme à la campagne.
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Pourtant, je ne roule pas en voiture de luxe, car ma voiture, ils me l'ont pris... pour m'aider à retrouver du travail, peut-être. Ici, où les distances sont comme des océans qui nous séparent de la ville.
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Ce n'est pas le travail qui est rare, c'est la générosité de permettre aux autres de vivre.
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Il y a de plus en plus de discriminations du fait qu'il y a de plus en plus d'inégalités en France. Discriminer, c'est diviser les forces adverses pour qu'elles s'affaîblissent à l'avantage de la classe dominante. - La discrimination, c'est la mise à l'écart de l'un au profit de l'autre... et en fin de compte, c'est les décideurs qui empochent la mise.
La misère se cache dans les campagnes... elles se remarque dans les villes d'où on cherche à l'envoyer vers les campagnes. La misère est le résultat de la répartition de richesses où le plus puissant rafle la mise en s'accaparant la quasi totalité de ce qui est disponible. - La misère n'est pas l'absence mais l'injustice de la distribution. A notre époque, la seule cause de la misère est l'injustice de la répartition de richesses entre les classes sociales.
L'exclusion est une pratique de mise à l'écart d'une partie de la population au nom de n'importe quelle différence. C'est du racisme pour l'étranger... mais l'étranger, n'est pas seulement celui qui vient d'un autre pays, mais ce peut être celui qui vient d'une autre région, d'une autre ville ou bien tout ceux que l'on veut exclure au nom d'une différence quelle qu'elle soit. - Dans les zones rurales, l'exclusion est historique pour celui qui n'est pas "du pays". Tout ce que l'on peut tirer de lui par contre, est accepté.
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La première guerre mondiale contre les pauvres est menée par les riches et pour les riches.
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Pendant que le monde s’enrichit mon présent est détruit et ma vie est ruinée.

Je n’ai plus pour vivre que le maigre RMI sans espoir de retour dans ma région natale où j’avais mes amis et ma maison.

J’entends les insultes et les colibets sur les RMIstes et ceux qui vivent aux crochets du pays. Normal !... c’est les autorités qui le crient aux perroquets de l’exclusion de ceux qui ne sont pas eux.

Pourtant, je ne roule pas en voiture de luxe, car ma voiture, ils me l’ont pris... pour m’aider à retrouver du travail, peut-être. Ici, où les distances sont comme des océans qui nous séparent de la ville.

Je n’ai pour tout château qu’une bâtisse en ruine où l’hiver est frigorifique et me fait trembler toute la nuit.

Moi qui vivait dans un appartement à 21° sans soucis que d’organiser ma vie entre le travail et les sorties entre amis.

Je ne peux supporter cette impasse d’où je ne peux faire demi-tour. Ils m’ont pris mon argent et m’ont cassé la jambe.

J’arrive encore à penser mais chaque stress provoque des migraines depuis la venue de cet huissier le 31 décembre à 16 h 30. J’étais tellement révolté que j’en suis tombé malade et j’ai commencé l’année à l’hôpital.

Si je demande mes droits, on les remets à demain... et puis, on me dit que ce n’est plus possible.

Je vais de pièges en pièges sans jamais depuis 1998 n’avoir de souvenir d’une journée heureuse comme je les avais dans le passé.

Je ne connais ici que l’humiliation d’être devenu un déchet de la société. Une erreur de fabrication dont la remise en état est refusée. Une société sans garantie.

Pourtant les accidents de ma vie ne me sont arrivé qu’ici.

Je suis en grand danger car ces années passées dans ce village n’ont été qu’une succession d’accidents dont ils s’en justifient en me disant que c’est la fatalité et çà me serait aussi arrivé en ville... mais en ville, je n’avais jamais eu ce type d’accident. J’avais toujours réussi à trouver mon bonheur et ma sécurité parmi des amis.

Jamais la pollution de la ville n’avait détruit ma santé. La pollution de mon village est sociale. C’est le refus de partager ce qui pourrait les faire progresser.

Ce n’est pas le travail qui est rare, c’est la générosité de permettre aux autres de vivre.

Pour ces raisons, le village se meurt et pour les même raisons du matérialisme forcené, c’est aussi la France qui se meurt... car en ce domaine, c’est vrai, la chasse est ouverte contre les plus faîbles, en ville comme à la campagne.

Pas de quartiers pour les riches... à nous les ghettos !

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article 15 (la chasse est ouverte en ville comme à la campagne : mort aux pauvres !)
mis à jour le 26 mars 2007 et créé le 26 mars 2007 par Gavroche}
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